Le navire X ouvre la voie à l’élaboration de concepts maritimes novateurs

A CH-148 Cyclone helicopter prepares to land on HMCS Montreal off the coast of Halifax Harbour, Shearwater, Nova Scotia on March 3, 2016. Photo: Cpl Anthony Laviolette, Shearwater, N.S SW2016-0033-02 ~ Un hélicoptère A CH-148 Cyclone s’apprête à atterrir sur le NCSM Montréal au large des côtes du port d’Halifax, à Shearwater, en Nouvelle Écosse, le 3 mars 2016. Photo : Cpl Anthony Laviolette, Shearwater, N. É. SW2016-0033-02

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Au cours des cinq prochaines années, le NCSM Montréal jouera un rôle intéressant, en plus de satisfaire aux exigences maritimes habituelles.

Le Montréal, devenu navire expérimental de la Marine royale canadienne ou navire X, participe à un programme conçu en vue d’élaborer des concepts maritimes novateurs et de pointe dans tous les domaines du déploiement et de l’entretien de navires de guerre, ainsi que de l’affectation des équipages.

« Pour y parvenir, nous disposons d’une période de cinq ans au cours de laquelle nous devons créer et exécuter un programme à l’aide de concepts d’essais existants afin d’en élaborer de nouveaux. Plus précisément, le navire X sera chargé de mener des expériences qui ne relèvent pas des activités normales d’amélioration de la flotte, et de soutenir les nouvelles classes de navire à l’avenir, tels que le navire de combat de surface canadien et le navire de soutien interarmées », affirme la capitaine de corvette Lorraine Sammut, officière supérieure d’état-major – Opérations, du détachement Introduction des nouvelles capacités à Esquimalt, en Colombie-Britannique.

À court terme, de nombreux essais porteront sur les facteurs humains, tels que les variations de la taille de l’équipage et les incidences sur le repos et le rendement, ainsi que certains essais opérationnels.

« L’un des principes moteurs du navire X consiste à explorer les mesures de modélisation d’équipage, des pratiques futures qu’on prévoit utiliser à bord des prochaines classes de navires. L’une des difficultés consiste à prévoir l’effort humain nécessaire à l’accomplissement d’un certain nombre de tâches, étant donné que les navires seront beaucoup plus automatisés à l’avenir. Pour prévoir l’effectif de base, la Marine, en partenariat avec Recherche et développement pour la défense Canada, utilise un logiciel prédictif de modélisation d’équipage pour saisir ce que nous savons déjà », explique la Capc Sammut.

À moyen et à long terme, l’accent sera mis sur les types d’essais opérationnels et techniques, notamment la surveillance de l’état des structures, les effets environnementaux sur le navire et les essais sur les systèmes d’information.

« À long terme, nous prévoyons que les données recueillies lors de ces expériences et de ces essais façonneront la conduite d’opérations navales. Plus la conception de nouveaux navires approche, une nouvelle tendance se dessine, soit l’automatisation accrue de divers systèmes. Par défaut, l’automatisation accrue équivaut à la diminution de la taille de l’équipage et la nécessité d’employer des équipes spécialisées selon la mission à accomplir », affirme la Capc Sammut.

La configuration de l’équipage variera au cours du programme quinquennal et dépendra de l’expérience en cours de réalisation. Lorsqu’il ne participera pas aux expériences, le Montréal disposera comme d’habitude d’un équipage de frégate de la classe Halifax.

Pour soutenir de nouveaux navires, comme le navire de combat de surface canadien, dont l’équipage devrait être plus petit que celui des frégates actuelles, on met actuellement à l’essai le concept de réduction de la taille de l’équipage.

« L’objectif de tout modèle d’équipage est d’arriver à un effectif approprié et durable afin d’exécuter diverses tâches normales lors des opérations navales », affirme la Capc Sammut.

Le programme novateur du « navire X » profitera à la MRC à bien des égards, car la simplification des capacités permet d’améliorer l’efficacité dans un vaste éventail d’opérations navales.

« Dans la même veine, ce programme permettra également à la MRC de déterminer, avec une certaine précision empirique, les lacunes de certains concepts et en quoi l’efficacité opérationnelle est potentiellement compromise. De toute façon, fournir un outil qui permet de favoriser les efforts d’innovation est une énorme victoire pour les responsables du développement des forces et pour notre collectivité opérationnelle. Après la modernisation réussie des navires de la classe Halifax, cela permet également à la MRC de s’inspirer des progrès réalisés par nos partenaires alliés », explique la Capc Sammut.

Bien qu’il dispose de son propre programme d’essai, le navire X ne sera pas complètement exclu des exigences maritimes quotidiennes et continuera de participer aux périodes d’entretien prévues, aux périodes en cale sèche et aux exercices de la flotte, ainsi que de soutenir le nouvel hélicoptère embarqué Cyclone.

« En fait, ces occasions contribuent à établir un milieu d’essai approprié afin que bon nombre de ces essais soient effectués », affirme la Capc Sammut.

Compte tenu du caractère unique du programme, le vice-amiral Mark Norman, commandant de la MRC, a ordonné la conception d’un insigne spécial pour le navire X. Dans les mois à venir, on communiquera plus d’information sur l’insigne.

Grâce au programme du navire X, qui permettra à la MRC de mener des expériences et des essais inédits, il s’agit d’une période fort remplie et passionnante pour les membres d’équipage du Montréal ainsi que pour le personnel de soutien à terre.

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