Le Commandement des Forces d’opérations spéciales du Canada célèbre son 10e anniversaire

Des militaires se préparent pour leur exfiltration par un hélicoptère CH146 Griffon du 427e Escadron d'opérations spéciales d'aviation (427 EOSA), à Kamloops, en Colombie-Britannique, dans le cadre d'un exercice d'entraînement de candidats pour le Régiment d’opérations spéciales du Canada (ROSC). Photo : Ltv Meghan Marsaw, Caméra de combat
Des militaires se préparent pour leur exfiltration par un hélicoptère CH146 Griffon du 427e Escadron d'opérations spéciales d'aviation (427 EOSA), à Kamloops, en Colombie-Britannique, dans le cadre d'un exercice d'entraînement de candidats pour le Régiment d’opérations spéciales du Canada (ROSC). Photo : Ltv Meghan Marsaw, Caméra de combat

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Les militaires actuels et anciens du Commandement des Forces d’opérations spéciales du Canada ont célébré le 10e anniversaire du commandement le 17 juin, à Ottawa.

Dix ans après sa création, le COMFOSCAN a prouvé qu’il représentait une capacité nationale essentielle. Il a effectué des opérations au pays et à l’étranger, plus particulièrement dans des théâtres d’opérations et des pays à risque. Au cours de la dernière décennie, ses membres ont fait preuve d’un haut niveau de professionnalisme et d’expertise. De plus, le Commandement a fourni au MDN et au gouvernement du Canada une capacité unique qui demeure inégalée dans les FAC et dans tout autre ministère gouvernemental.

L’origine des opérations spéciales au Canada remonte à l’époque où le pays était encore une colonie française. Plus précisément, les traditions des forces d’opérations spéciales (FOS) au Canada remontent à la petite guerre menée par des attaquants canadiens-français durant le combat pour l’Amérique du Nord coloniale. Leurs raids audacieux et énergiques ont permis à la nation embryonnaire de tenir son bout dans la bataille pour l’Amérique du Nord.

Cette tradition a créé un héritage qui se perpétue encore aujourd’hui dans les FOS du pays. Celles-ci ont refait une apparition au cours de la Seconde Guerre mondiale, lors de laquelle les Canadiens ont écrit un nouveau chapitre de l’histoire des FOS au Canada. La participation canadienne au British Special Operations Executive, unité responsable du sabotage et de la subversion en Europe occupée, en constitue le plus vieil exemple.

Le Canada a également créé la Viking Force, sa propre version des fameux commandos britanniques, en plus du Beach Commando « W » de la Marine royale canadienne. Le pays a aussi mis sur pied le 1er Bataillon de parachutistes canadiens, qui affichait un taux de sélection de 30 %, ainsi que les « Black Devils », volet canadien de la First Special Service Force.

Le mandat des opérations spéciales durant l’après-guerre est devenu la responsabilité de la Compagnie canadienne d’opérations spéciales aéroportées, qui a existé de 1948 à 1949. Ensuite, cette responsabilité a incombé au Régiment aéroporté du Canada, de 1968 à 1995. Cette unité militaire devait être en mesure, dans les 48 heures, de déployer dans un théâtre d’opérations une force capable d’affronter rapidement toute menace ennemie inattendue, de remplir tout engagement pris par les FAC et de s’acquitter de tâches liées aux opérations de forces spéciales.

Ce n’est pas avant le milieu des années 90, cependant, que les FOS du Canada que nous connaissons aujourd’hui ont réellement pris forme. Le 1er avril 1993, le MDN a assumé la responsabilité nationale de libération d’otages et de lutte contre le terrorisme lorsqu’il a créé la Force opérationnelle interarmées 2 (FOI 2) afin de remplacer le Groupe spécial des interventions d’urgence de la Gendarmerie royale du Canada.

Le déploiement d’une force opérationnelle d’opérations spéciales de la FOI 2 en Afghanistan après les attaques terroristes du 11 septembre 2001, à New York, a constitué un tournant important pour l’unité et pour l’ensemble des FOS canadiennes. Comme un grand nombre de ses prédécesseurs, la FOI 2 s’est forgé une réputation au combat et a mérité une reconnaissance internationale à titre d’unité des FOS de premier niveau. La mission de combat en Afghanistan, de 2005 à l’arrêt des opérations canadiennes de combat en 2011, a simplement renforcé la crédibilité de l’unité dans le monde.
02-01-cansofcom

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