La prévention du paludisme dans les FAC

Il est essentiel que les militaires des FAC se préparent bien à leurs déploiements dans le monde. Cette préparation compte notamment des mesures préventives visant à se protéger contre les maladies tropicales comme le paludisme, ou la malaria.

Le paludisme est une maladie grave, parfois mortelle, qui se transmet aux humains par la morsure d’un moustique infecté. Il fait des ravages dans les parties du monde où il sévit et continue de toucher le personnel et les opérations militaires. Bien qu’il n’y ait aucun vaccin pour combattre le paludisme, il existe de nombreux médicaments qui servent à prévenir la maladie (parfois appelés comprimés antipaludéens, ou chimioprophylaxie). Les FAC recommandent l’usage de trois médicaments aux militaires qui doivent se rendre là où sévit le paludisme : la doxycycline, l’atovaquone-proguanil, aussi appelé Malarone, et la méfloquine. La prise d’un de ces trois médicaments, ainsi que de mesures de prévention des piqûres de moustiques, comme l’installation de moustiquaires de lit et l’application d’insectifuge topique, permet de très bien se protéger contre le paludisme.

Les trois types de médicaments contre le paludisme ont reçu l’approbation de Santé Canada et, selon le Comité consultatif de la médecine tropicale et de la médecine des voyages (CCMTMV), ils auraient la même efficacité. Le CCMTMV, qui réunit des spécialistes de la médecine tropicale et du voyage, formule ses recommandations en se fondant sur des preuves scientifiques et sur les meilleures pratiques en médecine. Les Centers for Disease Control and Prevention des États-Unis et l’Organisation mondiale de la Santé recommandent aussi les trois types de médicaments antipaludéens.

Avant de voyager, les militaires rencontrent leur médecin pour discuter des options relatives aux médicaments antipaludéens. Le choix du médicament à prendre s’effectue en fonction des préférences du patient et de nombreux autres autres facteurs, comme l’itinéraire du voyage, les problèmes de santé sous-jacents, la prise d’autres médicaments, le risque de réaction indésirable et l’utilisation de médicaments de ce type dans le passé.

Comme c’est le cas de tous les médicaments, les antipaludéens provoquent parfois des effets secondaires indésirables. Bien qu’habituellement bénins, ceux-ci peuvent, dans de rares cas, se révéler graves. Les militaires doivent communiquer avec leur médecin le plus rapidement possible si, après avoir ingéré un comprimé antipaludéen, ils ressentent des effets secondaires liés à l’usage du médicament. Selon la nature des effets ressentis, il y a de nombreuses possibilités, notamment continuer de prendre les comprimés ou changer d’antipaludéen.

Le CCMTMV et d’autres autorités en matière de santé publique recommandent toujours la méfloquine, la doxycycline et l’atovaquone-proguanil. Les FAC continueront de suivre les recommandations de ces groupes d’experts. Si l’on établit de nouvelles preuves scientifiques relativement à l’un ou à l’autre de ces antipaludéens, les FAC, comme les autorités en matière de santé publique, examineront ces preuves et modifieront leurs recommandations en conséquence.

En somme, il revient aux militaires des FAC de consulter leur médecin afin de prendre une décision éclairée quant au type d’antipaludéen à utiliser.

Pour en savoir plus  (en anglais).

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