Les FAC collaborent avec des partenaires pour améliorer les opérations aériennes

drdc-aviation

Les FAC collaborent étroitement avec des partenaires en Colombie‑Britannique afin de créer un plan d’opérations aériennes provincial en cas de situations d’urgence, comme des tremblements de terre et des raz-de-marée.

En cas de catastrophe naturelle au Canada, il est essentiel de disposer d’un plan coordonné qui permet de mobiliser différents organismes qui ont accès à des ressources d’aviation, car les aéronefs sont utilisés dans le cadre de diverses tâches, notamment le transport de personnes et de provisions, les missions urbaines de recherche et de sauvetage (SAR) et l’évaluation des dommages aux infrastructures. Au Canada, la côte de la Colombie‑Britannique est la région la plus à risque de subir un tremblement de terre d’importance.

« Nous devons faire la transition de ce qui existe en ce moment, soit une structure fondée sur les opérations de lutte contre les incendies de forêt, à une structure coordonnée mobilisant des organisations régionales, provinciales et fédérales, notamment les Forces armées canadiennes et la Gendarmerie royale canadienne », explique le major Jeff Byam, planificateur de l’Élément de coordination de la composante aérienne (Pacifique) des FAC.

Cette transition s’est amorcée en 2014, par le lancement du Projet de gestion de l’interopérabilité en aviation pour les interventions et les reprises en cas d’urgence de la Colombie‑Britannique. En plus de la Force opérationnelle interarmées (Pacifique), ou FOIP, des FAC, les partenaires et les intervenants du projet comprennent les organismes BC Wildfire Services, BC Emergency Health Services et Emergency Management BC, Nav Canada, Transports Canada, la GRC, la Garde côtière canadienne et PEP Air, division de la Colombie‑Britannique de l’association fédérale civile des volontaires de recherche et de sauvetage aériens.

« Notre programme vise à renforcer la capacité du Canada de prévoir et de prévenir les catastrophes naturelles, les accidents graves et les actes criminels ou terroristes, ainsi qu’à s’y préparer, à y réagir et à reprendre ses activités après coup, explique le M. Mark Williamson, directeur général du Centre des sciences pour la sécurité de Recherche et développement pour la défense Canada. Nos experts supervisent des équipes de projet qui regroupent des spécialistes des sciences et de la technologie, des dirigeants, des planificateurs, des exploitants et des décideurs de divers paliers du gouvernement, de l’industrie et du milieu universitaire, tant civils que militaires. Ces équipes ont la tâche de déterminer les difficultés liées à la sécurité publique et de trouver des solutions pour les surmonter. »

Le projet examine les protocoles des organismes partenaires en matière d’achat d’aéronefs, de gestion des opérations aériennes et de soutien logistique. Comme l’interopérabilité des systèmes est essentielle à l’échange de renseignements, on procède aussi à l’examen de l’intégration des systèmes de divers organismes afin que les partenaires reçoivent les mêmes données sur la connaissance de la situation et qu’ils puissent accéder à une image commune de la situation opérationnelle.

La mise à l’essai des plans d’urgence au moyen d’exercices

Le plan actuel de soutien en cas de tremblement de terre de la FOIP, y compris le nouveau volet amélioré de soutien aérien, a fait l’objet d’essais en juin pendant STAUNCH MAPLE 16, exercice militaire conçu pour mettre à l’essai certaines parties du plan en cas de tremblement de terre tout en appuyant COASTAL RESPONSE 16, exercice provincial fondé sur un scénario fictif de séisme de 9,0 de magnitude qui déclencherait un raz-de-marée.

Les exercices comprenaient des activités et des simulations en temps réel visant à éprouver les plans d’urgence. Ainsi, dans le cadre du projet de plan concernant l’aviation, les partenaires ont pu profiter des exercices pour vérifier les capacités en matière de gestion efficace d’un grand nombre de demandes de ressources aériennes, de cueillette de renseignements importants provenant de divers organismes, d’évaluation des dommages et d’interopérabilité des systèmes.

Même si le plan d’aviation en cours d’élaboration est, pour l’instant, d’ordre provincial et s’adresse uniquement aux ressources aériennes, le modèle pourrait faire l’objet d’un élargissement afin de comprendre les ressources marines et routières et d’être adapté à l’échelle nationale et à d’autres ordres de gouvernement.

« Les exercices se sont révélés une expérience remarquable et m’ont convaincu que, si un tremblement de terre catastrophique survenait, nous pourrions compter sur des personnes et des structures exceptionnelles qui nous permettraient à nous, les planificateurs aériens fédéraux et provinciaux, de travailler ensemble et de faire en sorte que les habitants de la Colombie-Britannique jouissent d’un soutien aérien sécuritaire et efficace », conclut le Maj Byam.

Date de modification :