RDDC soutient la défense aérospatiale de l’Amérique du Nord

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Déterminer la position des chasseurs à réaction et des capteurs de surveillance pour assurer la sécurité de l’Amérique du Nord dépend de nombreux facteurs, et, à cet égard, le Canada joue un rôle déterminant.

Des scientifiques de Recherche et développement pour la défense Canada (RDDC) aident leurs collègues du Commandement de la défense aérospatiale de l’Amérique du Nord (NORAD), organisation interarmées des États‑Unis et du Canada dont les missions visent notamment le contrôle et l’alerte aérospatiaux pour l’Amérique du Nord, à concevoir des modèles qui servent justement à ces fins.

Pour réaliser une mission de contrôle aérospatial, le NORAD utilise un réseau de satellites, de radars au sol, de radars aéroportés et de chasseurs pour détecter et intercepter les menaces pour l’espace aérien du Canada et des États‑Unis et, au besoin, les attaquer.

Des scientifiques de RDDC qui se spécialisent en recherche opérationnelle et en analyse stratégique réalisent des affectations de trois à quatre ans au quartier général du US Northern Command du NORAD, à la base aérienne Peterson, à Colorado Springs, au Colorado. Ces scientifiques ont conçu des algorithmes visant à déterminer l’endroit idéal où baser des chasseurs, de même que le type de capteur de surveillance le plus susceptible d’être efficace afin de dissuader des adversaires éventuels et de contrer les menaces.

L’équipe de scientifiques du NORAD, qui compte des Canadiens, a conçu un modèle pour estimer le temps d’intervention des chasseurs. Le modèle se sert d’une menace possible qu’il faut détecter afin d’établir les coordonnées d’endroits où un chasseur du NORAD pourrait avoir à intervenir. Le modèle fournit l’ensemble des lieux optimaux où des chasseurs devraient être basés, de même qu’une estimation du temps minimum nécessaire pour permettre aux chasseurs d’atteindre les lieux d’interception.

Le modèle est « un excellent exemple de la façon dont les scientifiques de la défense affectés au NORAD profitent du travail de leurs collègues qui ont déjà réalisé des affectations ici afin de faire progresser la science et son application aux missions du NORAD », affirme Bohdan Kaluzny, Ph. D., chef de l’équipe de recherche opérationnelle et d’analyse stratégique de RDDC et du NORAD.

M. Kaluzny précise que, à l’heure actuelle, les scientifiques de RDDC et leurs homologues états-uniens utilisent ce modèle et d’autres, en vue d’appuyer la prise de décisions dans le cadre du programme de connaissance de la situation dans tous les domaines de RDDC. Grâce à cet investissement de cinq ans d’une valeur de 133 millions de dollars, le MDN mène des tâches de recherche et d’analyse pour rehausser la surveillance des approches aériennes et maritimes du Canada, particulièrement dans l’Arctique.

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