Enseigner la récupération de véhicules en Ukraine

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Under the watchful eye of their ukrainian instructors and of the visiting Joint Task Force Ukraine personnel, recruits from the 184 Training Center learn how to react to an ambush, in Starychi, Ukraine on May 12, 2016 during Operation UNIFIER.   Photo: Capt J.P. Coulombe, PAO JTF-U AK51-2016-035-004 ~ Sous les regards de leur instructeurs ukrainiens et des visiteurs de la Force operationnelle interarmées Ukraine, les recrues du Centre d'entrainement 184 apprennent à réagir à une embuscade à Starychi, le 12 mai 2016, dans le cadre de l'opération UNIFIER. Photo : Capt J.P. Coulombe, OAP FOI-U AK51-2016-035-004

Par le Sgt A. Toupin

De nombreux soldats canadiens semblent croire que l’Armée ukrainienne est désorganisée et peu compétente. Moi, j’ai constaté tout le contraire.

Tout au long de la période d’instruction au 184e Centre d’entraînement à Starychi, nous avons travaillé avec une armée professionnelle et organisée, dont le système d’entraînement ressemble au nôtre. Les militaires ukrainiens utilisent des plans de leçon bien structurés et ont montré leur désir d’approfondir leurs connaissances et leurs méthodes de travail.

C’était une tâche difficile et nous n’avions pas beaucoup de temps. Nous avons dû examiner et adapter les plans de leçon canadiens existant afin de donner un enseignement plus précis. Cette adaptation nous a permis de réduire les trois semaines de formation nécessaires à l’École du génie électrique et mécanique royal canadien à la BFC Borden à une période de deux jours intensifs. De ce fait, les deux journées d’instruction étaient axées sur le perfectionnement des compétences et des connaissances des soldats, plutôt que sur des notions qu’ils maîtrisaient déjà.

Lors de ces deux journées d’instruction, nous avons concentré nos efforts sur l’enseignement des procédures standards de l’OTAN liées aux demandes de réparation et de récupération, ainsi que des procédures de commandement de l’Équipe mobile de réparation.

La première portion de l’instruction s’est déroulée dans les classes du 184e Centre d’entraînement. Nous avons réussi à enseigner toute la théorie pertinente en une seule journée. De nombreux échanges entre les instructeurs et les étudiants ukrainiens ont grandement facilité la compréhension et permis de créer une bonne relation au sein du groupe. Les échanges se sont révélés très enrichissants culturellement et professionnellement. Nous avons franchi la barrière linguistique grâce à l’excellent travail de nos interprètes.

La deuxième journée a porté entièrement sur les processus de récupération. Nous avons utilisé la méthode d’instruction qui vise à expliquer, à montrer et à imiter. Les Ukrainiens ont beaucoup aimé cette approche, mais elle a représenté une difficulté de taille pour nos instructeurs, qui devaient « montrer » à l’aide d’équipement de récupération ukrainien. En plus de la différence d’équipement, nos instructeurs ont dû composer avec de nombreux autres facteurs, tels que l’accès à des opérateurs d’expérience et le manque de carburant pour les véhicules.

En fin de compte, les militaires ukrainiens ont soif d’apprendre et souhaite plus que tout collaborer avec le Canada. Ils sont professionnels, loyaux et extrêmement accueillants. Mon expérience d’instruction en Ukraine a connu des hauts et des bas, mais elle demeure néanmoins entièrement gratifiante.

 

Le Sgt Toupin a agi à titre d’instructeur en Ukraine.

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