Semaine de sensibilisation à l’ACS+

A group photograph is taken during 1the Five Eyes Plus Gender Conference is held at 11 sussex on 16 May, 2017, in Ottawa, ON. Photo credit: Corporal Michael J. MacIsaac, Canadian Forces Support Unit (Ottawa) – Imaging Services ©2017 DND-MDN, Canada

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La sixième édition annuelle de la Semaine de sensibilisation à l’analyse comparative entre les sexes plus (ACS+) du gouvernement du Canada a eu lieu du 29 mai au 2 juin. Cette semaine a pour but d’accroître la sensibilisation et l’éducation en matière d’ACS+.

Le thème de 2017 était « Inclusion. Innovation. Pour les 150 prochaines années. » Au moment où le Canada célèbre son 150e anniversaire, il se tourne vers l’avenir, un avenir où le Canada est un chef de file mondial en matière d’innovation et de croissance inclusive. Une gamme complète de perspectives, de points de vue et d’expertise est essentielle à la création et à la mise en œuvre de nouvelles idées. Pendant que le Canada s’affaire à se positionner comme chef de file mondiale en matière d’innovation, il doit tirer profit des talents de tous les Canadiens; c’est là où l’ACS+ entre en jeu.

L’ACS+ est un outil d’analyse utilisé aux fins de l’obtention de résultats équitables pour tous les secteurs de la population. C’est un cadre de considérations qui tient compte du genre et de plusieurs autres facteurs identitaires, entre autres, l’âge, la langue, la culture, l’ethnicité et l’éducation. L’ACS+ améliore la compréhension des perspectives fondées sur le sexe. En gros, utiliser l’ACS+, c’est comme se mettre dans la peau d’une autre personne pour mieux comprendre les effets d’une situation ou d’un contexte sur cette dernière.

À ce jour, 54 583 membres des Forces armées canadiennes (FAC) et employés du ministère de la Défense nationale (MDN) ont réussi le cours « Introduction à l’analyse comparative entre les sexes plus » de Condition féminine Canada (CFC). Quiconque le souhaite peut suivre gratuitement ce cours en ligne, à l’adresse : http://www.swc-cfc.gc.ca/gba-acs/course-cours-fr.html.

Une autre source d’information utile pour vous aider à tenir compte des perspectives fondées sur le sexe dans l’exécution de vos activités, c’est le document « Démystifer l’ACS+ – Outil de travail » de CFC. Cet outil propose des questions importantes que l’on doit se poser au moment de franchir chaque étape de l’ACS+. Vous pouvez le consulter à l’adresse suivante : http://www.gcpedia.gc.ca/wiki/ACS%2B_(Analyse_comparative_entre_les_sexes%2B)/Guidesmanuels.

Conférence sur les genres du Groupe des cinq Plus

Pour appuyer la Semaine de sensibilisation à l’ACS+, les FAC ont tenu la première Conférence sur les genres du Groupe des cinq Plus, du 16 au 18 mai, à Ottawa. L’événement, la première conférence militaire internationale du genre, constituait une plateforme pour examiner, de concert avec les nations partenaires, l’intégration de perspectives fondées sur le sexe aux opérations, et d’en discuter. La conférence a réuni quelque 65 conseillers militaires et civils en matière d’égalité entre les sexes ou des personnes qui œuvrent dans le domaine des perspectives fondées sur le sexe dans leur pays respectif. Les participants provenaient de divers endroits, à savoir du Canada, de l’Australie, de la Finlande, de l’Allemagne, des ÉtatsUnis, des Pays-Bas, de la Nouvelle-Zélande, du Royaume-Uni, de la Suède et de l’Espagne. En outre, parmi les participants se trouvaient aussi des représentants de l’OTAN et de l’ONU. Des pratiques exemplaires et des leçons tirées ont été échangées par moyen d’exposés, de discussions en groupe et d’études de cas en groupe.

De telles conférences aident les FAC à continuer de faire fond sur les réalisations et les efforts antérieurs déployés relativement à l’intégration de perspectives fondées sur le sexe à la planification opérationnelle et aux missions. L’intégration des perspectives fondées sur le sexe aux mesures prises par les FAC en réponse aux conflits armés, la prévention de conflits et les efforts de renforcement des capacités nous permettent de mieux protéger les populations à risque. Par la compréhension des besoins et des capacités de groupes diversifiés d’hommes, de femmes, de garçons et de filles, nous pouvons adapter davantage les mesures qui contribuent au maintien de la paix à long terme et à la stabilité pour les populations touchées.

Résolution 1325 du Conseil de sécurité des Nations Unies

La Résolution 1325 du Conseil de sécurité des Nations Unies (RCSNU), approuvée par l’ONU en 2000, a été la première résolution à mettre l’accent exclusivement sur les femmes dans des situations de conflits armés, tout en reconnaissant que de tels conflits ont des conséquences différentes pour les hommes, les femmes, les filles et les garçons. On y souligne en outre que la planification et la gestion de ces répercussions différentes contribueraient à prévenir ces conflits et à faciliter leur règlement et, de plus, cela augmenterait l’efficacité des missions de soutien et de maintien de la paix de l’ONU. D’un point de vue militaire, la RCSNU 1325 souligne l’importance de tenir compte de ces types de considérations lors de la planification et l’exécution des opérations militaires. Par ailleurs, elle précise qu’il incombe aux nations de protéger les populations à risque durant les conflits armés et en cas de crises humanitaires.

Le gouvernement du Canada est dévoué à la mise en œuvre efficace de toutes ces résolutions dans le cadre d’un engagement plus vaste à la protection des civils, particulièrement les enfants, lors de conflits armés. Le secrétaire général de l’ONU, en réponse à la RCSNU 1325, a demandé aux États membres d’élaborer leur propre plan national de mise en œuvre. En 2010, le gouvernement du Canada a dressé le Plan d’action du Canada pour la mise en œuvre des résolutions du Conseil de sécurité des Nations Unies sur les femmes, la paix et la sécurité. Dans son plan d’action, le Canada s’est engagé à intégrer les perspectives fondées sur le sexe à l’ensemble des ministères en évaluant les répercussions de toute mesure prévue sur les femmes et les hommes, les filles et les garçons, y compris l’élaboration de politiques relatives aux opérations de paix, aux États fragiles et aux situations touchées par un conflit. Le plan d’action exige de tous les ministères qu’ils mettent en œuvre l’initiative sur les femmes, la paix et la sécurité et présentent un compte rendu des progrès. Par ailleurs, on y précise que le MDN et les FAC ont un rôle clé à jouer en vue de promouvoir ces indicateurs et d’assurer le respect des engagements du Canada conformément au plan d’action.

Les FAC prennent des mesures actives en vue de l’intégration des perspectives fondées sur le sexe à l’analyse, à la planification, à l’exécution et à l’évaluation de toutes ses opérations. Par exemple, en janvier 2016, le chef d’état-major de la défense (CEMD) a ordonné aux FAC d’exécuter les tâches prévues dans le plan d’Action, ainsi que de se conformer aux directives du gouvernement du Canada aux fins de l’intégration de l’ACS+ à la planification et aux opérations des FAC. Par conséquent, plusieurs réalisations ont été accomplies. Les FAC ont créé des postes de conseillers en matière d’égalité entre les sexes aux niveaux stratégique et opérationnel, dont les titulaires agissent comme conseillers spécialistes auprès des commandants en vue de l’intégration générale des perspectives fondées sur le sexe à la planification, à l’exécution et à l’évaluation. Depuis 2016, les FAC incorporent au perfectionnement professionnel commun une formation en ligne sur l’ACS+; par ailleurs, la réussite du cours est maintenant une condition préalable à plus de cinq programmes de perfectionnement professionnel des FAC, ce qui accroît la sensibilisation et l’éducation en matière d’ACS+ à tous les grades. Grosso modo, la directive du CEMD a fourni un cadre qui permet aux membres des FAC d’atteindre leur objectif primordial consistant à intégrer l’ACS+ à l’échelle de l’organisation, afin que l’ACS+ soit toujours considérée comme essentielle et partie intégrante de l’ensemble des activités des FAC.

Une première : Un conseiller en matière d’égalité entre les sexes des FAC prend part à un déploiement

À l’été 2017, pour la première fois, un conseiller en matière d’égalité entre les sexes des FAC prendra part à des opérations. Le major Micheal Duteau, du Quartier général de la Force opérationnelle interarmées, prendra part à un déploiement en Lettonie, comme conseiller en matière d’égalité entre les sexes de la Force opérationnelle interarmées – Europe. En cette qualité, pour offrir des conseils d’expert à son commandant, il devra assimiler complètement les aspects culturels et sociaux des pays dans le théâtre européen. Dans l’exercice de ses fonctions, il devra notamment chercher, recommander et coordonner des occasions et des activités qui conviennent à favoriser l’importance et l’utilisation des perspectives fondées sur le sexe dans toutes les opérations des FAC en Europe.

Membres des FAC et études sur les sexes

À l’heure actuelle, le lieutenant Derek Aubin, officier du GE COMM travaillant à l’État-major interarmées stratégique, fait une maîtrise en études féminines et sur les sexes. Le Lt Aubin croit en l’importance de la lutte pour l’égalité des sexes et en fait la promotion. Ses expériences antérieures relatives à l’intégration des perspectives fondées sur les sexes à la planification opérationnelle remontent à son affectation à l’UIIC du COMFOSCAN et à son bénévolat auprès d’organisations comme Habitat pour l’humanité, le club Lions de Batawa, la Croix-Rouge et la Société d’aide à l’enfance, ainsi que divers hôpitaux et organismes de bienfaisance. Grâce à ses expériences et à ses relations, il a constaté la nécessité d’accroître la sensibilisation à l’incidence distincte des conflits et des difficultés sur divers groupes.

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