La police militaire et le service de police de Brandon tirent profit d’un exercice d’entraînement interarmées

Les membres du 1er peloton de police militaire de la BFC Shilo exécutent le scénario d’un tireur actif dans le cadre d’un exercice de simulation avec l’équipe de négociation tactique et de négociation en cas de prise d’otages des services de police de Brandon. Photo : Jules Xavier
Les membres du 1er peloton de police militaire de la BFC Shilo exécutent le scénario d’un tireur actif dans le cadre d’un exercice de simulation avec l’équipe de négociation tactique et de négociation en cas de prise d’otages des services de police de Brandon. Photo : Jules Xavier

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BFC Shilo : Shilo Stag

Dans le cadre de l’exercice axé sur la protection de la force et la sécurité de la Base, la police militaire de la Base des Forces canadiennes Shilo et le service de police local de Brandon ont tenu une simulation traitant d’un tireur actif et d’une prise d’otage.

Au dire du commandant de la Base, le lieutenant-colonel John Cochrane, cette occasion d’entraînement singulière menée par les services de police militaires et civils a eu d’importantes retombées pour tous les participants.

« À ce que je sache, le service de police de Brandon n’a jamais véritablement participé à l’un de nos scénarios d’entraînement », explique-t-il.

« Nous dépendons des services de police civils dans ce type de scénario en matière de sécurité qui relève de leur domaine d’expertise et de leur compétence », ajoute le Ltv Greg Ansley, commandant du 1er Regt PM – Pon Shilo. « Il est toujours utile de mener des exercices interarmées, de partager des ressources et d’échanger des connaissances. »

Pendant une semaine, la police militaire de la BFC Shilo et la force auxiliaire de sécurité de la Base ont réalisé un exercice d’entraînement à la sécurité dans le cadre duquel les deux entrées étaient surveillées et tous les automobilistes devaient montrer une carte d’identité avec photo.

Lors de la simulation comportant un tireur actif, la réponse à la situation comprenait maintenant la participation de l’équipe tactique du service de police de Brandon.

« C’était une merveilleuse occasion pour nous. L’expérience de nous entraîner ici diffère entièrement des entraînements auxquels nous sommes habitués à Brandon; nous sommes donc tous en dehors de notre zone de confort », affirme le S.é.-m. Marc Alain, du service de police de Brandon. « Nous devons vraiment réfléchir pour aborder tous les points nécessaires. Lorsqu’on doit composer avec une telle situation de prise d’otage, il faut veiller à ce que les personnes compétentes soient sur les lieux pour la régler. »

Le S.é.-m. Alain reconnaît que son équipe tactique et les responsables de la négociation en situation de prise d’otage ont tiré profit du changement d’air et du travail en collaboration avec la police militaire. « Ce scénario pourrait se produire, et nous sommes maintenant prêts à les aider », précise-t-il lors d’une entrevue avec les médias à la suite la simulation. « En cas de prise d’otage, nous voulons que les bonnes personnes soient là pour s’en occuper. Certes, nous sommes ici pour arrêter les méchants, mais nous sommes aussi ici pour aider la police militaire à assurer la sécurité des gens. »

Puisque des gens s’entraînent avec des armes sur une base militaire, le S.é.-m. Alain fait remarquer que son équipe devait modifier sa façon de penser durant un scénario comportant un tireur actif.

« Il y aura beaucoup de discussions une fois que l’on fait intervenir le responsable de la négociation en situation de prise d’otage. Il faut recueillir des renseignements. C’est une question de communication, car on veut assurer la libération de l’otage. »

Quelles sont les caractéristiques d’un bon négociateur?

« Vous devez être en mesure de parler, fait remarquer le S.é.-m. Alain. Vous devez avoir l’esprit analytique, en plus d’être capable de lire dans les pensées des gens et d’entendre ce qu’ils disent. Il vous faut parfois lire entre les lignes. »

Une personne qui fait preuve d’empathie envers les « méchants » s’avère aussi un outil précieux, d’après le vétéran du service de police de Brandon.

« Vous devez parfois montrer que vous comprenez ce que vit la personne. Vous devez comprendre ce que la personne cherche pour favoriser une résolution pacifique de la situation. »

« Qu’est-ce que la personne veut? Il faut être talentueux pour obtenir la confiance de quelqu’un. Si nous vous donnons ce que vous voulez, qu’allez-vous nous donner en retour? Pour ce faire, il faut accroître la confiance. »

Le S.é.-m. Alain précise que le simple fait d’offrir de l’eau et de la nourriture peut ouvrir la voie à la libération éventuelle d’un otage, sans qu’aucune personne ne se fasse mal. Cependant, durant le scénario, l’échange de tirs a mené l’équipe tactique du service de police de Brandon à intervenir pour libérer l’otage. L’un des tireurs a été tué et l’autre a été mis en état d’arrestation.

« Lorsque des coups sont tirés, le responsable de la négociation cède sa place à l’équipe tactique », ajoute le S.é.-m. Alain.

Après avoir exécuté cet exercice interarmées inaugural, le S.é.-m. Alain songe à la possibilité d’accueillir le Ltv Ansley et les membres de la PM dans le cadre d’une simulation semblable, mais cette fois-ci, dans un environnement urbain qui comporte des défis différents.

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