Exercice d’amélioration des capacités d’évacuation de canadiens

Rendez-vous en mer d’un traversier de la Colombie-Britannique, du NCSM Brandon et d’un aéronef de patrouille à long rayon d’action CP-140 Aurora durant l’Exercice READY ANGLE le 2 mai 2017. Photo : cpl Andre Maillet.
Rendez-vous en mer d’un traversier de la Colombie-Britannique, du NCSM Brandon et d’un aéronef de patrouille à long rayon d’action CP-140 Aurora durant l’Exercice READY ANGLE le 2 mai 2017. Photo : cpl Andre Maillet.

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Plus de 290 militaires et employés du gouvernement fédéral ont participé récemment à l’exercice annuel READY ANGLE pour s’entraîner à l’évacuation de citoyens canadiens d’un pays en cas d’agitation sociale et politique et de suspension du transport à l’international.

Cette année, l’exercice coordonné tous les ans par la 1re Division du Canada (1 Div CA) a fait intervenir Affaires mondiales Canada, Immigration, Réfugiés et Citoyenneté Canada, Sécurité publique Canada et les Forces armées canadiennes (FAC).

Pour donner suite au scénario entamé durant l’Ex READY RENAISSANCE en février dernier, dans le cadre duquel un séisme et un tsunami ont frappé l’État insulaire de Macadamia, l’Ex READY ANGLE faisait appel à la participation de l’Équipe d’intervention en cas de catastrophe (EICC), envoyée pour fournir de l’aide humanitaire de nature militaire. Les deux exercices faisaient appel à des ressources de l’Aviation royale canadienne, de l’Armée canadienne et de la Marine royale canadienne.

La majorité des participants était affectée au NCSM Quadra, camp de cadets de la marine naval situé à Comox, en Colombie-Britannique, qui, aux fins du présent scénario, représentait la nation touchée de Macadamia. Une petite équipe est restée au NCSM Discovery, division de la Réserve navale de Vancouver, qui agissait comme endroit sécuritaire en République de Kalasy, où les personnes évacuées ont été emportées. Le reste des participants se trouvaient à bord du NCSM Brandon, navire de défense côtière de la classe Kingston.

« La priorité du gouvernement du Canada est d’assurer la sécurité des Canadiens et des Canadiennes à l’étranger », affirme l’ancien ambassadeur Philippe Beaulne, qui jouait le rôle de chef de mission à Macadamia durant cette opération d’évacuation de non-combattants. « De tels exercices permettent au gouvernement de perfectionner ses lignes directrices et ses pratiques, ainsi que de veiller à ce que nous améliorions les mécanismes existants en cas d’incident ou de crise. Par ailleurs, l’exercice se prête bien à l’adoption d’une approche pangouvernementale pour veiller à ce que la communication claire et l’efficacité soient mises au premier plan au cours d’une telle mission. La sécurité est aussi un élément clé. »

Après avoir déployé des efforts intenses pendant plusieurs jours, les équipes de reconnaissance militaire et leurs partenaires d’Affaires mondiales Canada ont réussi à retrouver et à transporter en toute sécurité les Canadiens et les Canadiennes vers des centres de traitement de Macadamia (île de Vancouver, en réalité). Une fois prêts à se déplacer en lieu sûr à « Vencouvert », en République de Kalasy (basses terres continentales), les Canadiens et les Canadiennes ont embarqué dans un autobus en direction de « Namo ». Sous le regard vigilant d’une équipe de sécurité du 3e Bataillon, Princess Patricia’s Canadian Light Infantry, ils sont montés à bord du Queen of Cowichan pour se rendre à Vencouvert. Étant donné que des pirates avaient commencé à mener des activités dans la région, le NCSM Brandon a escorté le navire, pendant qu’un Aurora survolait les eaux à l’avant afin d’assurer la sécurité du haut du ciel.

« Notre rôle consistait à protéger nos partenaires du gouvernement du Canada et les personnes évacuées, de sorte à ne pas contribuer à l’instabilité de la situation », explique le lieutenant-colonel Dany Poitras, commandant de la force opérationnelle interarmées envoyée à Macadamia pour faciliter l’évacuation et assurer la sécurité de tous. « C’est pourquoi nous adaptons notre approche, nos messages et même notre code vestimentaire lorsque nous interagissons avec la population locale. Nous voulons que les gens perçoivent notre présence comme étant neutre, au moment où nous cherchons des issues efficaces et sécuritaires, que ce soit par mode maritime, terrestre ou aérien. »

« L’adoption d’une approche exhaustive est primordiale », ajoute le colonel Normand Gagné, directeur de l’exercice et chef d’état-major de la 1 Div CA. « Ce scénario renfermait des séquences d’événements réalistes pour non seulement les FAC, mais également tous les ministères du gouvernement du Canada. Nous sommes très heureux des objectifs et des résultats de l’entraînement : les participants sont prêts. »

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