Un chien de police et son maître-chien quittent Petawawa

Vimy, chien de la police militaire et son maître, le sergent Justin Caron. Vimy est actuellement l'unique chien de la police militaire des Forces armées canadiennes.
Vimy, chien de la police militaire et son maître, le sergent Justin Caron. Vimy est actuellement l'unique chien de la police militaire des Forces armées canadiennes.

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BFC Petawawa : Petawawa Post

Outre aimer se faire flatter le ventre, Vimy protège et sert dans l’exécution de ses fonctions en tant qu’unique chien de la police militaire des Forces armées canadiennes.

À 11 ans, le chien a vu de tout : des missions de recherche et sauvetage à la défense policière, en passant par la recherche de stupéfiants. Cependant, au cours de sa carrière évolutive, son seul fidèle compagnon a été le sergent Justin Caron. Le Sgt Caron a tout d’abord accueilli le chiot lorsque celui-ci n’avait que 16 semaines et, depuis, il est devenu son maître et son meilleur ami. « Il habite et travaille avec moi en tout temps, explique-t-il. Chaque fois que je réponds à un appel, Vimy m’accompagne. Bien qu’il ne quitte parfois pas le véhicule, il est toujours avec moi, prêt pour tout. »

Maintenant, les deux quittent la Garnison Petawawa pour s’installer à Halifax. La carrière de Vimy demeure incertaine, en raison de son âge; il pourrait s’acquitter de fonctions policières ou il pourrait se retirer. Peu importe ce que l’avenir lui réserve, une chose est certaine : il aura eu une incidence considérable dans la région.

Vimy, qui a été au départ un chien d’assistance générale, a été choisi initialement pour son puissant instinct de prédateur. Ses compétences ont été perfectionnées au fil des ans par moyen de cours, d’exercices et d’expériences réelles. À une certaine époque, il n’était pas inhabituel pour Vimy et le Sgt Caron de traiter jusqu’à 130 appels par année. Ces derniers temps, Vimy travaille moins dans le domaine, mais il parvient à maintenir ses compétences. Il s’adapte facilement : il suffit de prononcer un simple commandement pour le voir passer d’un chiot à la recherche d’affection à un chien prêt à travailler. « Il aime bien cela, ajoute le Sgt Caron. C’est un jeu à la fois amusant et utile. »

Lorsque le duo est tout d’abord arrivé à Petawawa, le Sgt Caron a effectué de nombreuses démonstrations dans différentes unités pour faire montre des capacités d’un chien de police. Celles-ci incitent souvent les personnes aux prises avec des problèmes de consommation de drogues à se manifester et à demander de l’aide. « Cela… a été l’une de nos plus grandes réalisations en ce qui concerne le profil pharmaceutique, précise le Sgt Caron. Cela nous a permis de faire d’importants progrès. »

Les liens entre les membres du personnel responsable de l’application de la loi sont naturellement très solides, tout comme la relation qui unit un chien de police et son maître-chien. « Il est le meilleur partenaire possible, déclare le Sgt Caron. Il est très loyal. Il ne vous répond pas insolemment. De plus, il est toujours heureux de vous voir. »

Vimy renforce le moral partout où il va, que ce soit au poste de police lorsque nous attendons un appel, ou lors d’activités dans la collectivité. Il attire l’attention où qu’il aille. « Vous pouvez apporter des chars d’assaut ou des aéronefs, mais lorsque le chien arrive, ce dernier captive les gens », ajoute-t-il.

De plus, Vimy est un précieux outil aux fins de la sécurité des agents. Même si un secteur ne semble présenter aucun risque, Vimy est toujours conscient de la présence d’un malfaiteur. À l’aide d’un simple tic de l’oreille, il peut signaler une menace au personnel et les mettre à l’abri du danger. Il a fallu s’entraîner pendant de longues heures au Centre de dressage des chiens de la Police provinciale de l’Ontario, de même que suivre des cours de recyclage réguliers, pour être en mesure de détecter des substances et des personnes dangereuses. Le cours initial dure 80 jours, puis s’ensuit une période supplémentaire de 30 jours pour apprendre comment flairer des stupéfiants. « Je suis un cours de recyclage cinq fois par an », précise le Sgt Caron.

Pour être un policier maître-chien, il faut travailler avec acharnement et y consacrer de très longues heures. En dépit de cela, c’est un mode de vie que le Sgt Caron adore et il se trouve dans une situation plutôt singulière. Au dire de ce dernier : « Lorsque je me suis enrôlé, aucun chien ne faisait partie de la branche de la police militaire. Nous constituons la seule équipe canine. »

Au fil des ans, d’autres chiens qui ont été mis en service ont depuis quitté les forces. Vimy est le dernier chien qu’il reste. Lorsqu’ils quitteront Petawawa, le 2e Régiment de la Police militaire pourra les remplacer; le Sgt Caron ignore toutefois si l’on prévoit les remplacer dans un proche avenir.

Cela a été pour lui un honneur d’être maître-chien, et il est reconnaissant d’avoir vécu cette expérience. « Pour rien au monde, je n’y changerais quoi que ce soit, affirme le Sgt Caron. C’est une occasion extraordinaire qui ne s’offre à presque personne. »

Pour d’autres nouvelles de Petawawa, visitez petawawapostlive.ca (en anglais).

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