L’histoire d’un membre de la Musique du Stadacona avec le Tattoo de la Nouvelle-Écosse remonte à bien longtemps

Le m2 Raef Wilson, membre de la Musique du Stadacona de la Marine royale canadienne, a joué au Tattoo royal international de la Nouvelle-Écosse chaque année depuis 1981.
Le m2 Raef Wilson, membre de la Musique du Stadacona de la Marine royale canadienne, a joué au Tattoo royal international de la Nouvelle-Écosse chaque année depuis 1981.

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Par Ryan Melanson
BFC Halifax : The Trident

Le Tattoo royal international de la Nouvelle-Écosse est un attrait annuel à Halifax depuis près de 40 ans, et le maître de 2e classe Raef Wilson a été présent presque depuis le début. Le membre de longue date de la Musique du Stadacona a joué de la trompette au Tattoo 37 années d’affilée, rencontrant ainsi des milliers d’artistes au fil des ans.

Le Tattoo a eu lieu pour la toute première fois à Halifax en 1979, et le m2 Wilson y a joué dès 1981 avec le Land Forces Atlantic Area Band. Alors âgé de 21 ans, c’était une nouvelle expérience stimulante pour un étudiant universitaire ayant la possibilité d’aller travailler au centre-ville auprès d’autres jeunes musiciens tout en étant payé.

« Le premier spectacle était plutôt impressionnant, après de nombreuses répétitions pour finalement arriver le premier soir et voir tous les gens qui étaient présents », se souvient-il.

« J’y suis retourné chaque année depuis. »

Le format de base du spectacle est plutôt demeuré inchangé depuis le début, mais le m2 Wilson croit que les différents talents présentés chaque année, autant par des artistes militaires que civils, font en sorte que l’évènement n’est jamais devenu ennuyeux.

« J’ai vraiment apprécié les différentes performances présentées au cours des années. C’est ce qui réinvente le spectacle et nous transmet un peu de culture et de couleur chaque année. »

L’un de ses souvenirs préférés est lorsque le US Marine Corps Silent Drill Team a subjugué le public par ses exercices de base calculés et son maniement d’armes précis lors d’un de ses premiers spectacles vers la fin des années 1980.

« Ils étaient absolument éblouissants, mais il y a aussi eu d’autres bons numéros d’un peu partout dans le monde. »

En faisant le bilan de tout le travail accompli au fil des ans, le m2 Wilson constate qu’il a passé une bonne partie de ses 42 ans de carrière militaire au Tattoo, réservant trois semaines et demie chaque été pour l’évènement. Il a tout fait et tout vu, il connaît le spectacle comme le revers de sa poche, mais il affirme que, ce qui rend l’évènement si amusant, ce sont les petites différences et l’occasion de rencontrer de nouveaux collègues chaque année, d’autant plus qu’il est désormais plus facile de garder contact et de forger des amitiés avec les médias sociaux.

« Il nous arrive parfois d’être fatigués pendant les répétitions ou en attendant derrière le rideau d’entrer en scène, mais les gens se parlent et rient tout le temps. C’est un travail difficile, mais qui en vaut la peine. »

Ceux qui ont pu apercevoir le m2 Wilson et sa trompette au spectacle de cette année ont peut-être assisté à sa dernière performance. Il n’a pas encore pris de décision, mais son temps au sein des FAC tire bientôt à sa fin et sa prochaine visite au Tattoo pourrait bien être, pour la toute première fois, en tant que spectateur.

« Je n’ai jamais vraiment vu le spectacle sous cet angle », dit-il. « Je vais attendre et voir ce qui se passe. »

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