Ajusté, fonctionnel, apte au combat : Notre uniforme, notre avenir

Des membres du 3e Bataillon, The Royal Canadian Regiment (3 RCR), se réunissent pour prendre part à des exercices de chargement en arrêt avec les forces armées lettonnes et américaines, durant l’exercice SUMMER SHIELD XII, à Adazi, en Lettonie, le 24 mars 2015.

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Il y a eu un certain nombre de suppositions dans les médias au cours de la dernière semaine concernant les prochains uniformes de combat des Forces armées canadiennes. Cette question est importante pour chaque membre de la profession militaire parce que nos uniformes représentent beaucoup plus que nos vêtements de travail ou le symbole de notre service. Ils sont un système de combat. Et comme n’importe lequel système de combat, notre uniforme est conçu avec soin afin de répondre à nos besoins opérationnels.

Cela fait 20 ans que nous utilisons nos uniformes dessin de camouflage canadien (DCamC) dans le cadre de dizaines de missions effectuées dans divers environnements opérationnels. Au fil du temps, nous avons retenu de nombreuses leçons de leur utilisation, et nous y avons apporté des modifications subtiles en fonction de vos commentaires. Nous avons changé l’emplacement des pochettes pour que vous puissiez avoir un meilleur accès à votre équipement lorsque vous portez un gilet pare‑balles. Nous avons modifié la coupe pour en améliorer le confort et faire en sorte qu’il soit plus agréable à porter. Chacun de ces facteurs, qu’il s’agisse du modèle, de la coupe, des configurations ou du type de matériel, peut avoir une incidence sur notre façon de travailler.

Après 20 ans d’utilisation, il est temps d’examiner l’ensemble du système de combat dans une perspective plus générale, autant ses parties individuelles que la tenue de combat dans l’ensemble.

Plus précisément, il s’agit d’une décision basée sur notre volonté d’améliorer notre rendement dans le cadre des opérations. Ce n’est pas une question de « mode vestimentaire ». La « mode » n’offre pas une capacité de survie à nos militaires, et toute suggestion comme quoi nos décisions seraient basées sur un tel critère est ridicule et insultante.

Voici quelques‑unes de nos interrogations dans le cadre de notre analyse:

  • Nos uniformes sont‑ils conçus de façon à convenir au soldat d’aujourd’hui? Bien que la morphologie « moyenne » des soldats n’ait pas tellement changé, nous voulons nous assurer qu’il convienne à chaque militaire qui le porte, quel que soit son sexe ou sa taille (5 pieds 5 pouces et mince, ou 6 pieds 6 pouces et costaud).
  • Le matériel est-il assez résistant pour être utilisé sur le terrain, dans les divers environnements opérationnels?
  • L’uniforme est-il optimisé en vue de son utilisation avec le nouvel équipement du soldat à venir?
  • Devons-nous concevoir des uniformes ultra‑spécialisés pour répondre à des circonstances particulières? Pouvons-nous trouver un seul modèle offrant une vaste gamme d’utilisations pour ainsi éviter les problèmes liés à l’échange d’équipements entre les rotations de missions.

Ce dernier élément est particulièrement important – adopter un seul modèle stimulera vraiment nos soldats sur le plan opérationnel. Comme l’a déclaré l’adjudant‑chef des Forces canadiennes, Alain Guimond : « Le travail des militaires consiste à être apte au combat, et il n’y a pas deux types d’uniformes conçus exactement de la même façon – même de petites différences de modèles peuvent constituer une distraction importante. Permettre aux soldats de s’adapter à un uniforme, avec un ensemble d’équipement spécialisé, améliorera leur capacité de combattre. Nous voulons que l’uniforme soit ajusté au soldat, et non le contraire. »

Toutefois, bien qu’en majeure partie nous nous posions les bonnes questions, nous n’en sommes encore qu’aux premières étapes en vue d’obtenir des réponses. Plus tard cette année, nous procéderons à plusieurs petits essais de divers uniformes – une approche du genre « essayer avant d’acheter » qui nous permettra d’obtenir une rétroaction directe de votre part, de la part de nos militaires, au sujet de ce qui convient et de ce qui ne convient pas. Ce n’est pas tout le monde qui pourra mettre ces uniformes à l’essai, mais je peux garantir que vos collègues de la profession des armes procéderont à des essais de chaque modèle. Nous mobiliserons également nos scientifiques de la Défense, tout comme nous l’avons fait lors de la conception des tenues DCamC, pour nous assurer que nos décisions soient bien éclairées.

À quoi ressemblera le résultat final? Quel sera le coût? Ce sont des questions auxquelles nous ne pouvons pas répondre pour l’instant, puisque nous n’en sommes qu’au début de nos analyses. À court terme, nous mettons l’accent sur vos besoins, nos militaires. Comme le démontrent les récents changements apportés à la politique concernant l’équipement personnel, que ce soit pour les bottes ou les sous‑vêtements, nous voulons nous assurer que votre équipement personnel soit conçu selon vos besoins.

Une fois que nous aurons déterminé ces exigences, nous vous communiquerons ces détails. Après deux décennies d’expérience avec les tenues DCamC, nous sommes persuadés que l’industrie canadienne trouvera un moyen de faire avancer les choses.

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