Le Centre de guerre des Forces canadiennes mène à bien une expérience interarmées non basée sur les munitions

Canadian Forces Warfare Centre Joint Battle Lab
Des membres des Forces armées canadiennes lors de l’expérience des effets non basés sur les munitions, qui a eu lieu au laboratoire de combat interarmées du Centre de guerre des Forces canadiennes, en février 2018. Photo : Capitaine Chris Price

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Pour la deuxième année consécutive, des experts canadiens et australiens ont réalisé des expériences interarmées de ciblage non basé sur les munitions au Centre de guerre de Forces canadiennes de Shirley’s Bay, à Ottawa.

Recherche et développement pour la défense Canada (RDDC) a conçu le projet de ciblage non basé sur les munitions dans le but d’examiner un large éventail de capacités qui reflètent la capacité interarmées de ciblage dans le contexte de la guerre moderne. Les forces armées australiennes, qui souhaitent aussi intégrer la guerre électronique à leurs processus de ciblage, ont fourni un logiciel et des experts pour appuyer la simulation prévue dans le cadre de l’expérience.

Quelque 50 participants provenant de diverses unités et organisations ont participé à l’expérience, à savoir le 21e Régiment de guerre électronique, le Groupe des opérations d’information des Forces canadiennes, le Commandement des opérations interarmées du Canada, le Commandement du renseignement des Forces canadiennes, RDDC, le Directeur général – Cyberespace, le Directeur général – Opérations (Gestion de l’information) et le Defence Science and Technology Group de l’Australie.

L’équipe s’est penchée sur l’intégration des cyberopérations offensives au cycle de ciblage interarmées des Forces armées canadiennes (FAC), en plus d’avoir exploré les opérations dans le cyberespace et le spectre électromagnétique. Elle a recueilli des données afin de tirer des leçons aux fins du développement courant de la capacité de ciblage des FAC, ainsi que d’anticiper et de contrer les menaces possibles dans le contexte de sécurité mondial actuel.

Grâce aux conclusions de l’expérience, les FAC pourront avoir recours à des capacités basées ou non sur les munitions, notamment la guerre électronique, les opérations d’information ou les opérations menées dans le cyberespace, afin de neutraliser des menaces.

Par ailleurs, l’expérience a montré que l’on peut synchroniser les capacités des FAC en matière de cyberguerre et de guerre électronique. De plus, elle a illustré l’importance de l’analyse du système de cibles et de l’auditoire pour appuyer la priorisation des cibles, de même que la production des effets souhaités à l’aide des capacités non basées sur les munitions.

Autre résultat important : l’élaboration d’une méthodologie rigoureuse d’estimation des effets collatéraux. L’absence d’une méthodologie commune posait problème pour les FAC et nos alliés. Ainsi, aux fins de rétroaction, on a transmis aux planificateurs opérationnels une méthode rigoureuse mise au point lors de l’expérience. Celle-ci fera l’objet d’autres examens lors d’expériences futures.

D’ici la fin de la série d’expériences interarmées des effets non basés sur les munitions, l’équipe mettra l’accent sur l’intégration de ses travaux avec les instituts de recherche alliés, afin d’explorer les normes et les solutions en matière d’interopérabilité. La prochaine expérience est prévue en 2018-2019.

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