Récit des FAC | La diversité, un atout pour les Forces

Lieutenant-Commander Desmond James

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Transcription

Dans les années 1970, alors que les portes de l’immigration se sont ouvertes aux personnes de mon milieu, c’était difficile de grandir en étant une minorité au Canada. Il y avait beaucoup de racisme, de préjugés et d’idées préconçues sur les gens.

Lorsque j’ai déménagé à Halifax, je travaillais pour une compagnie de marketing et côtoyais des membres de la Marine. J’ai commencé à saisir ce qu’ils disaient.

Un jour, je suis passé par là… Je conduisais au centre-ville, et il y avait une affiche d’un centre de recrutement. J’y suis allé pour m’informer davantage et, en ressortant, j’étais officier MAR SS à la barre de navires de guerre. C’était génial. J’ai fait ce travail pendant trois ans dans la Réserve navale pour ensuite me rendre compte que j’adorais ce que je faisais. C’était complètement différent de tout ce que j’aurais pu faire dans le milieu civil.

Éventuellement, vous en arrivez à un point où, du moins pour moi, vous ne voulez plus gagner de l’argent pour les autres. Je voulais faire quelque chose de différent.

C’est difficile d’expliquer comment cela devient une partie de votre vie. Je ne veux pas dire que les gens ne vivent que pour les forces armées, parce que je pense que ce n’est pas forcément le cas. Par contre, je peux certainement comprendre comment, à un moment donné, cela devient plus qu’un simple rôle que vous devez jouer.

Je suis le capitaine de corvette Desmond James et je fais partie de la Marine royale canadienne.

Mes origines ont eu un énorme impact lorsque nous étions en Afghanistan et, dans un sens, cela m’a permis d’interagir avec les gens d’une façon qui allait au-delà de ce que les autres expérimentaient.

Pour ma part, je peux affirmer que la diversité est un outil efficace. Vous pouvez constater la différence.

Je dînais ou soupais avec les interprètes, et nous mangions de la nourriture locale. Je m’asseyais sur les tapis avec eux, et nous échangions des histoires sur nos origines. Je sentais que je faisais partie de tout cela. Je peux vous garantir que les autres militaires n’ont pas ressenti cela. J’ai participé à l’une des patrouilles de sécurité avec eux où j’étais l’un des hommes de pointe. Ils ne se tenaient pas avec moi, ils étaient à l’avant. Un homme est venu vers nous, et j’ai dû le faire s’arrêter pour effectuer son contrôle. Il transportait des melons qu’il avait cueillis dans un champ et m’en a offert un. Vous comprenez que c’est leur nourriture, mais il me l’a offert parce que nous leur assurions un certain niveau de sécurité.

C’est ce genre d’expérience qui… qui vous réchauffe le cœur. C’est un peu quétaine, mais c’est ce que j’ai ressenti.

Vous savez que vous faites une différence, et c’est peut-être pour cela qu’à la fin vous rentrez au pays avec le sourire aux lèvres. Dans notre cas, lorsque nous sommes à l’étranger, nous accomplissons quelque chose de vraiment important.

Lorsqu’il est question de la diversité en tant qu’atout au sein des Forces canadiennes, j’en suis un exemple. Je ne sais pas, c’est juste que… J’adore ce que je fais. J’adore ça.

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