Récit des FAC | Rien n’est impossible

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Transcription

(MG) C’est trop facile de quitter un emploi. Un défi, une possibilité qui se présente; quand on veut quelque chose, on n’a qu’à tenter sa chance.

Honnêtement, je ne savais pas que je deviendrais un jour chef dans les forces spéciales.

Je me suis enrôlée dans les FAC en 1985 en tant que réserviste. Après avoir passé tout l’été dans la Réserve, je suis en quelque sorte tombée en amour avec le travail d’équipe, le dur travail et le fait d’être dehors tout le temps.
Être la première femme à occuper le poste de sergent‑major régimentaire au quartier général du COMFOSCAN est une grande réalisation pour moi.

J’ai trouvé que c’était une excellente occasion pour moi d’ouvrir la voie aux autres femmes qui me suivront, pour qu’elles sachent qu’il leur est possible d’être adjudant‑chef dans ces organisations qui sont habituellement plus le domaine des hommes que des femmes.

Oui?

(Femme) Bonjour, chef.

(MG) Bonjour.

(Femme) Auriez‑vous un moment pour moi?

(MG) Oui. Entrez s’il vous plaît.
Comment allez‑vous?

Ma tâche principale est de m’occuper des gens, de leur moral et de leur bien‑être.

Eh bien, aujourd’hui, c’est notre journée sportive annuelle, la Journée du sport annuelle du COMFOSCAN. C’est généralement une occasion d’accueillir tous nos nouveaux membres.

Je suis d’avis qu’il faut faire de l’exercice physique tous les jours. Les personnes en forme se sentent bien, et quand le corps se sent bien, c’est facile pour la santé mentale de suivre le pas.

L’esprit d’équipe est très solide ici. Même si on ne connaît pas la personne fraîchement arrivée, ce genre de journée permet tout de suite de l’intégrer à l’équipe. Je veux que nos membres sortent du bureau, qu’ils quittent leur poste de travail et qu’ils viennent s’amuser.

Soyez de la partie, allez‑y! Embarquez! Allez, allez, allez!

Quand j’étais affectée au ROSC, un de nos mandats était d’aider les forces spéciales jamaïcaines à faire l’entretien de leur équipement, à assurer la responsabilité de leur matériel.

C’est dans une situation comme celle‑là, quand on se trouve devant un autre pays, qu’il faut être forte. Ils étaient surpris de voir une femme travailler comme ça toute la journée. Mais il y a un point à ne pas oublier : le fait d’être une femme ou un homme importe peu; l’important, c’est d’accomplir ce que le commandant nous demande de faire. Et si on y arrive, les femmes ont donc leur place partout dans les FAC.

On doit toujours se demander, en tant que leader : « Est‑ce que je serais capable de le faire? » Il ne faut jamais demander aux autres de faire une chose qu’on ne pourrait accomplir soi‑même. Si je leur demande de faire dix extensions de bras, je dois être capable de faire dix extensions de bras. Ce que je demande aux autres, je peux le faire aussi.

Il faut prendre soin de soi‑même, physiquement et mentalement.

En atteignant un équilibre entre la vie militaire et la vie personnelle, il est plus facile de passer au travers de ces 33 années.

Ce qui me satisfait dans ma carrière, c’est de pouvoir joindre le petit pourcentage de femmes qui sont chefs.

Aujourd’hui, 33 ans plus tard, je suis toujours en forme et aussi passionnée par l’armée. Mon travail au sein du COMFOSCAN m’a apporté tant de belles choses et, je l’avoue, je suis en train de vivre le meilleur moment de ma carrière.

Rien n’est impossible.

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