La 47e édition annuelle de la course Iditarod en Alaska est lancée avec l’appui du Canada

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Par le capitaine Steve Berath

Des militaires canadiens affectés au détachement canadien de la base interarmées Elmendorf-Richardson, en Alaska, ainsi que leurs familles, se sont rassemblés. Ils se sont équipés de pelles et de râteaux pour appuyer la 47e édition de la course de traîneaux à chiens Iditarod, que l’on appelle « la dernière grande course du monde ».

La course cette année a débuté le 2 mars 2019. Restez à l’affût en visitant le site Web de la course Iditarod (en anglais seulement).

Des membres du détachement canadien de la base interarmées ElmendorfRichardson sont basés en Alaska, où ils relèvent du NORAD, commandement binational canado-américain chargé d’assurer les alertes maritimes et aérospatiales, ainsi que le contrôle aérospatial pour le Canada et les ÉtatsUnis.

Une piste de neige est aménagée dans les rues du centre-ville d’Anchorage en vue de la cérémonie de départ de la course. Il incombe aux Canadiens d’entretenir un tronçon de la piste et de veiller à ce que les membres du public ne s’approchent pas trop des participants au moment où ces derniers sillonnent les rues de la ville.

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Les origines de l’Iditarod remontent du moins en partie à 1925, époque à laquelle Nome, ville côtière éloignée, avait besoin d’une grande quantité de sérum pour lutter contre une vaste éclosion de diphtérie. À ce moment-là, la seule façon de transporter le sérum jusqu’au village, c’était par traîneau à chiens. En 1973, la course Iditarod est née dans le but de promouvoir le rôle que les meneurs de chiens et les attelages de chiens ont joué dans la livraison du sérum. Elle met en valeur le mode de transport historique qui a fait de l’Alaska l’État que nous connaissons aujourd’hui. 

Le parcours de l’Iditarod, qui s’étend sur 1 600 kilomètres, traverse des couloirs de montagnes, la surface gelée de rivières et de lacs, des forêts et la toundra dénudée, et il longe le littoral. Pour achever cette course éprouvante, il faut faire preuve d’une incroyable endurance physique et mentale. Les meneurs de chiens doivent maintenir un équilibre entre la nutrition, le repos et le temps requis pour prendre soin de leur attelage de 14 chiens. Des vétérinaires effectuent une évaluation approfondie de la santé physique de chaque chien avant la course, de même qu’à chacun des 23 points de contrôle le long du parcours. Les meneurs de chiens doivent également prendre une pause obligatoire de 24 heures, ainsi que deux pauses de 8 heures durant la course. 

Afin de se qualifier pour la course Iditarod, les meneurs de chiens débutants doivent avoir au moins 18 ans et ils doivent avoir réussi au moins deux épreuves de qualification de 480 km chacune, de même qu’une épreuve de qualification de 240 km. Conformément aux règlements, tous les participants doivent : « … avoir les aptitudes physiques et mentales requises, être adéquatement préparés en plus de connaître les techniques essentielles en matière de survie en milieu sauvage et de conduite d’attelages. » Un débutant qui accomplit la course Yukon Quest (course de traîneaux à chiens de 1 600 km allant de Whitehorse, au Yukon, à Fairbanks, en Alaska) est aussi admissible à l’Iditarod. 

Les militaires du détachement canadien de la base interarmées ElmendorfRichardson, ainsi que leurs familles, ont encouragé les quatre meneurs de chiens canadiens prenant part à la course cette année lorsque ces derniers passaient devant leur tente. La course Iditarod n’est qu’un seul exemple d’activité au cours de laquelle les Canadiens font don de leur temps pour établir des liens avec leur collectivité et lui offre leur appui. 

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